17:06. Je suis dans le coltard. Non, je ne viens pas de me réveiller. Je suis juste un peu comateux. Il ne me reste que deux cigarettes, et je n'ai plus envie de fumer. J'en ressens pourtant le besoin. J'aurai vraiment jamais dû commencer. Je pourrais la blâmer autant que je voudrais, ça ne sera jamais vraiment de sa faute. C'est la mienne. Celle de ma volonté vacillante. Va quand même falloir bouger pour en racheter. Cool ma vie, hein ? Vie de débauche adolescente, vie de décadence omniprésente. Une flemme intentionnelle. Je mange mes curly. Et ça fait vachement du bien, même si ça reste collé sur les dents. J'écrirai un texte intéressant ce soir, sûrement. Pourquoi pas maintenant ? Allez, je décrète qu'à partir des deux points qui suivront, ça sera intéressant :Il m'arrive encore de penser que rien ne vaut la peine. Rien ne vaut la peine de penser que rien ne vaut la peine. Mais qu'est-ce qui vaut la peine de penser que l'amour vaut la peine ? L'être aimé. L'être adulé. L'être pleuré.. Au fond, oui, en cherchant tout au fond, tu te dis que c'est un éternel recommencement. Tu recommences ce que tu as fais avec les précédents, en faisant moins d'erreurs, en ayant perfectionné quelque peu ton art. C'est un peu comme tuer. Et c'est un peu ce que tu fais. Tu l'écrases de ton caractère cinglant. Tu n'en fais qu'à ta tête. Tu es belle, tu souris, on te regarde, on te siffle, tu es la petite starlette du quartier, de la ville. Tout le monde rêve de te foutre dans son lit. Tout le monde rêve de toi la nuit. On te sourit, on te regarde marcher, on regarde tes jolies hanches se balancer, tes cheveux voleter, ton sourire ; perturber. T'es un peu la fille que tout le monde veut. Un peu la fille qui ne veut personne. Un cercle vicieux. L'opinion publique tend à dire que tu es la fille parfaite. Physiquement, du moins. Mais au fond, tu es pourrie jusqu'aux os. Tu es superficielle, lunatique, égoïste, sans coeur. Tu ne penses qu'à ton bonheur, tu ne penses qu'à préserver ta petite utopie. J'écris cet article tel un apologue. La morale de l'histoire étant de ne jamais se fier au physique. Tu te reconnaîtra sûrement, jolie garce.
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<3.